
« Conditionné aux normes européennes » reste une formule vague tant qu'on ne la détaille pas. Dans la pratique, elle recouvre quatre ensembles d'exigences, chacun ayant sa raison d'être.
Un : l'homogénéité dans le colis
Un même colis doit contenir une seule variété, une seule catégorie et un seul calibre. L'acheteur ouvre un ou deux cartons sur la palette, et ce qu'il y trouve est extrapolé à l'expédition entière.
Deux : l'étiquetage
Chaque colis doit porter : le nom et l'adresse de l'exportateur, le pays d'origine, la variété, la catégorie, le calibre, le poids net, et le numéro de lot permettant de remonter jusqu'à une parcelle et une date.
Trois : les spécifications des emballages
- Matériaux neufs, propres et exempts de toute odeur.
- Conformes aux exigences de contact alimentaire.
- D'une résistance suffisante à la charge verticale d'une palette gerbée en transport maritime.
Quatre : les résidus de pesticides
C'est sur ce point que les expéditions sont réellement refusées. Les limites maximales de résidus de l'Union européenne sont plus basses que celles de nombreux autres marchés, et elles évoluent. Nous travaillons donc selon un calendrier de traitements documenté et faisons analyser des échantillons en laboratoire accrédité avant l'expédition — et non après.
En résumé
La conformité ne se joue pas le jour du conditionnement. Elle résulte de décisions prises au champ, des mois plus tôt.


